Réponses à 10 critiques courantes sur Tulum
Avant tout qui suis-je, et surtout quelle est ma légitimité pour écrire cet article sur Tulum? Je préfère le préciser en introduction car même si je m’exerce à un exercice d’objectivité, il tendra à défendre Tulum contre ses accusateurs.
Je suis un français établi au Mexique et travaillant dans le tourisme depuis plus de 15 ans. Sur toute cette période, je me suis rendu plusieurs fois par an à Tulum. J’ai donc pu suivre l’évolution de ce petit village hippie en véritable ville « instagramable » éco-chic. Me considérant en quelques sorte comme un témoin, je m’autorise la prise de position.
Je suis un français établi au Mexique et travaillant dans le tourisme depuis plus de 15 ans. Sur toute cette période, je me suis rendu plusieurs fois par an à Tulum. J’ai donc pu suivre l’évolution de ce petit village hippie en véritable ville « instagramable » éco-chic. Me considérant en quelques sorte comme un témoin, je m’autorise la prise de position.
Alors Tulum or not Tulum ? That’s is the question.
Si vous vous renseignez sur Tulum et en particulier sur les réseaux sociaux, vous lierez tout et son contraire. Surtout, vous noterez que cette ville ne laisse personne indifférent. Alors pourquoi n’arrive-t-on pas à cerner Tulum de l’extérieur ? Et surtout pourquoi tous les avis sont si tranchés et les positions adoptées si extrêmes ? En d’autres mots, pourquoi Tulum soit séduit soit fâche ? Nous tenterons de répondre à ces questions de la forme la plus objective possible pour qu’à la fin de l’article vous puissiez déterminer si cette étape est faite pour votre voyage.
Nous analyserons une par une les plaintes des voyageurs en vacances à Tulum. Voici celle qui reviennent le plus souvent.
1- « Tulum, c’est tout le contraire de l’écologie »
2- « Tulum n’est pas le Mexique »
3- « Tulum, c’est du tourisme de masse »
4- « Tulum, coûte très cher »
5- « Les constructions du tourisme de Tulum détruisent la jungle »
6- « La plage est trop loin de la ville »
7- « Tulum, c’était mieux avant »
8- « Pas d’accès aux plages »
9- « Il n’y pas de plage gratuite, les beach club sont partout »
10- « À Tulum les beach clubs abusent en demandant des minimums de consommation ».
Nous analyserons une par une les plaintes des voyageurs en vacances à Tulum. Voici celle qui reviennent le plus souvent.
1- « Tulum, c’est tout le contraire de l’écologie »
2- « Tulum n’est pas le Mexique »
3- « Tulum, c’est du tourisme de masse »
4- « Tulum, coûte très cher »
5- « Les constructions du tourisme de Tulum détruisent la jungle »
6- « La plage est trop loin de la ville »
7- « Tulum, c’était mieux avant »
8- « Pas d’accès aux plages »
9- « Il n’y pas de plage gratuite, les beach club sont partout »
10- « À Tulum les beach clubs abusent en demandant des minimums de consommation ».
1 « Tulum, c’est tout le contraire de l’écologie »
C’est le premier grand paradoxe de Tulum. En effet, tout le monde y parle d’écologie et de respect de la nature du matin au soir mais ce n’est qu’une ambiance, une philosophie. Par exemple, un habitant sur deux des 50 000 qui vivent à Tulum a pris l’avion pour venir s’y installer. Les vrais locaux, ceux qui sont issus de deux générations ne sont qu’une minorité. La majorité des personnes qui sont venues créer tous ces commerces « écologiques » sont arrivés en avion ou même résident ailleurs. D’ailleurs dans le principe même de créer un commerce écologique pour attirer les touristes internationaux, vous conviendrez que quelque chose ne va pas …
Un point pour les vrais écologistes car la critique est fondée. Tulum est d’inspiration écologique : oui. Peuplé d’écologiste : probablement. Joue sur la corde écologique pour exister : absolument. Mais Tulum est tout sauf une ville écologique. Les vrais militants s’en feraient un ulcère. D’ailleurs pour info, sachez que tous les hôtels situés sur le front de mer n’ont pas l’eau courante. Ces mêmes hôtels qui vous fourniront des cosmétiques écologiques et des pailles en papier pour boire votre jus de fruit sur la plage utilisent des camion-citerne pour remplir vos toilettes d’eau douce. Donc si vous voulez réduire votre empreinte écologique, logez-vous plutôt vers le centre-ville ou vers les zones selvatiques des alentour, là où l’on trouve naturellement de l’eau douce.
Finalement vous l’aurez compris, l’écologie à Tulum est surtout une identité, une ambiance visuelle et un thème de construction. Et c’est toujours bien de le savoir avant. D’ailleurs, jamais vous ne verrez une ville où les commerces sont si originaux et si bien décorée en bois exotique. Certains dirons que c’est une ville inspirante dans laquelle on sent vraiment un identité culturelle propre, c’est vrai. D’autre dirons que c’est Disneyland et que ce n’est pas le Mexique. Ces derniers se sont probablement trompés de destination et passeront leur précieux séjour à Tulum à pointer et ruminer sur les incohérences écologiques de la ville. Grand bien leur fasse mais mieux aurait-il fallu qu’ils se renseigner avant !
Un point pour les vrais écologistes car la critique est fondée. Tulum est d’inspiration écologique : oui. Peuplé d’écologiste : probablement. Joue sur la corde écologique pour exister : absolument. Mais Tulum est tout sauf une ville écologique. Les vrais militants s’en feraient un ulcère. D’ailleurs pour info, sachez que tous les hôtels situés sur le front de mer n’ont pas l’eau courante. Ces mêmes hôtels qui vous fourniront des cosmétiques écologiques et des pailles en papier pour boire votre jus de fruit sur la plage utilisent des camion-citerne pour remplir vos toilettes d’eau douce. Donc si vous voulez réduire votre empreinte écologique, logez-vous plutôt vers le centre-ville ou vers les zones selvatiques des alentour, là où l’on trouve naturellement de l’eau douce.
Finalement vous l’aurez compris, l’écologie à Tulum est surtout une identité, une ambiance visuelle et un thème de construction. Et c’est toujours bien de le savoir avant. D’ailleurs, jamais vous ne verrez une ville où les commerces sont si originaux et si bien décorée en bois exotique. Certains dirons que c’est une ville inspirante dans laquelle on sent vraiment un identité culturelle propre, c’est vrai. D’autre dirons que c’est Disneyland et que ce n’est pas le Mexique. Ces derniers se sont probablement trompés de destination et passeront leur précieux séjour à Tulum à pointer et ruminer sur les incohérences écologiques de la ville. Grand bien leur fasse mais mieux aurait-il fallu qu’ils se renseigner avant !
2- « Tulum, ce n’est pas le Mexique »
Souvent, cette remarque est liée à la forte proportion de touristes étrangers qu’on croise dans la rue de Tulum. Des touristes qui se surprennent de se retrouver dans la région la plus touristique du pays. Je suis toujours surpris d’entendre cette phrase de la part d’une personne qui vient de passer deux semaines de vacances alors que moi qui suis guide touristique et qui connaît presque tous les recoins du pays a encore bien du mal à savoir c’est quoi exactement le Mexique. Un peu comme si un Mexicain venait passer une semaine sur la côte d’azur et dirait « Saint Tropez, ce n’est pas l’Europe ». Recadrons : le Mexique c’est énorme, hétéroclite, multiculturel, multi ethnique, multilingue, multi-climats, c’est d’ailleurs presque aussi grand que l’Europe. Les gratte-ciels de Paseo Reforma à Mexico City sont-ils moins le Mexique que les champs d’agaves bleu du de l’état Jalisco ?
Finalement, il semblerait que les gens qui tiennent ce genre de discours soient venus voir au Mexique quelque chose de très particulier et se refusent à accepter toute autre réalité. Peut-être sont-ils uniquement venus voir de la jungle, des animaux et des baraquements de pauvres gens ? Se sentiraient-ils plus aventuriers de la sorte ? Et pourquoi pas des petits mexicains faisant la siestes toute la journée à l’ombre d’un âne ? En effet, « les critiqueurs » plutôt que de se laisser surprendre par une nouvelle réalité et embrasser cette perspective, préfèrent la botter en touche justifiant qu’elle n’est pas conforme avec le pays qu’ils sont venus visiter.
Au contraire, il me semble à moi que Tulum c’est tellement le Mexique ! C’est bouillonnant, multiculturel, accueillant, coloré, original, festif, on y mange délicieusement bien, on trouve une surprise à chaque coin de rue, c’est même un peu fou parfois. On y croise des gens riches, des gens pauvres, et des gens de toutes les couleurs. Une chose est sûre Tulum est unique et singulière, exactement comme le Mexique.
Finalement, il semblerait que les gens qui tiennent ce genre de discours soient venus voir au Mexique quelque chose de très particulier et se refusent à accepter toute autre réalité. Peut-être sont-ils uniquement venus voir de la jungle, des animaux et des baraquements de pauvres gens ? Se sentiraient-ils plus aventuriers de la sorte ? Et pourquoi pas des petits mexicains faisant la siestes toute la journée à l’ombre d’un âne ? En effet, « les critiqueurs » plutôt que de se laisser surprendre par une nouvelle réalité et embrasser cette perspective, préfèrent la botter en touche justifiant qu’elle n’est pas conforme avec le pays qu’ils sont venus visiter.
Au contraire, il me semble à moi que Tulum c’est tellement le Mexique ! C’est bouillonnant, multiculturel, accueillant, coloré, original, festif, on y mange délicieusement bien, on trouve une surprise à chaque coin de rue, c’est même un peu fou parfois. On y croise des gens riches, des gens pauvres, et des gens de toutes les couleurs. Une chose est sûre Tulum est unique et singulière, exactement comme le Mexique.
3- « Tulum, c’est du tourisme de masse »
C’est en remontant un peu en arrière à la fin des années 1960 que les autorités Mexicaines ont décidé de créer Cancun en partant littéralement de zéro. Un peu comme un contre poids touristique à la station balnéaire d’Acapulco qui à l’époque recevait surtout les riches touristes nationaux en provenance de Mexico City. En effet, Acapulco située sur le littoral atlantique de l’état du Guerrero était accessible en moins de 5 heure de route. Mais alors, pourquoi en 1969 le président du Mexique Diaz Ordaz signe la création du futur touristique du pays qu’il situera à 28 heures de route de Mexico City ? La réponse est facile : c’est grâce à l’essor du transport aérien des années 70 et à la croissance exponentielle du nord-est des États-Unis. Il était alors plus pertinent pour les autorités mexicaines d’urbaniser une zone partant de zéro pour l’adapter aux besoins très spécifiques du marché nord-américain plutôt que de saturer la seule grande station balnéaire du Mexique avec des touristes étrangers. Rappelons que les touristes américains ont toujours aimé conserver leurs habitudes de consommation quand ils voyagent. C’est ainsi que Cancun vit le jour en 1970 dans le but d’attirer les populations de travailleurs fatigués des hivers froids du nord des états unis. New-York, Washington, Boston, Detroit, Chicago Pittsburg et Philadelphie notamment sont des villes se situant à 4h de vol de Cancun. C’est donc à coup de bulldozer qu’une minuscule langue de sable de 20m de large sur plus de 30km de long fut transformée pour accueillir les plus grands hôtels de la planète : ces fameux « resorts ». Ils sont tous confort et situés sur les plages de sable face à la mer turquoise. Un cocktail à succès.
Alors pourquoi parlons-nous de Cancun me demanderez-vous ? Eh bien justement parce que Tulum a su utiliser le sillon de la construction de Cancun pour se développer à son antipode. Face à l’urbanisation de Cancun, Tulum à toute de suite misée sur la nature. Face aux touristes de type travailleurs américains, Tulum choisi les hippies et les populations Européens (rappelons que Woodstock n’a que deux ans). Et surtout face aux énormes complexes touristiques en béton, Tulum construit ses huttes écologiques dans la jungle et face à la mer. Tulum au contraire à justement été une alternative face au tourisme de masse dans la région. Une sorte de village d’irréductibles. C’est d’ailleurs cette prise de position il y a 50 ans qui lui donne sa légitimité aujourd’hui. Cette identité si particulière qu’elle revendique toujours avec autant d’énergie. Fut un temps, les américains restaient à Cancun pendant que les européens séjournait quelques jours à Tulum sur un voyage itinérant. C’est toujours le cas, mais les proportions ont tendance à s’estomper.
Seulement aujourd’hui les temps changent et les attentes des touristes aussi. Il semble que nous soyons rentrés dans une époque où l’individualité prime sur la masse. Dans une période où il vaut mieux dénicher le dernier petit hôtel boutique à la mode plutôt que de séjourner dans le grand complexe dénué d’âme que tout le monde connaît déjà. C’est donc depuis une dizaine d’année que tous les projecteurs internationaux se sont braqués sur Tulum, son énergie et sa culture alternative. Les réseaux sociaux ont aussi largement fait leur part. C’est une destination qui se considère toujours comme alternative originale et écologique à Cancun. Qu’on le veuille ou non, Tulum est devenue la capitale de l’«eco-chic » au Mexique, et son style décoratif « Tuluminati » séduit. Alors heureusement pour les uns et malheureusement pour les autres, oui les touristes y sont de plus en plus nombreux ! Alors même si Tulum n’est plus le petit village de pêcheur que certains regrettent, l’accuser de tourisme de masse est vraiment lui faire parjure.
Alors pourquoi parlons-nous de Cancun me demanderez-vous ? Eh bien justement parce que Tulum a su utiliser le sillon de la construction de Cancun pour se développer à son antipode. Face à l’urbanisation de Cancun, Tulum à toute de suite misée sur la nature. Face aux touristes de type travailleurs américains, Tulum choisi les hippies et les populations Européens (rappelons que Woodstock n’a que deux ans). Et surtout face aux énormes complexes touristiques en béton, Tulum construit ses huttes écologiques dans la jungle et face à la mer. Tulum au contraire à justement été une alternative face au tourisme de masse dans la région. Une sorte de village d’irréductibles. C’est d’ailleurs cette prise de position il y a 50 ans qui lui donne sa légitimité aujourd’hui. Cette identité si particulière qu’elle revendique toujours avec autant d’énergie. Fut un temps, les américains restaient à Cancun pendant que les européens séjournait quelques jours à Tulum sur un voyage itinérant. C’est toujours le cas, mais les proportions ont tendance à s’estomper.
Seulement aujourd’hui les temps changent et les attentes des touristes aussi. Il semble que nous soyons rentrés dans une époque où l’individualité prime sur la masse. Dans une période où il vaut mieux dénicher le dernier petit hôtel boutique à la mode plutôt que de séjourner dans le grand complexe dénué d’âme que tout le monde connaît déjà. C’est donc depuis une dizaine d’année que tous les projecteurs internationaux se sont braqués sur Tulum, son énergie et sa culture alternative. Les réseaux sociaux ont aussi largement fait leur part. C’est une destination qui se considère toujours comme alternative originale et écologique à Cancun. Qu’on le veuille ou non, Tulum est devenue la capitale de l’«eco-chic » au Mexique, et son style décoratif « Tuluminati » séduit. Alors heureusement pour les uns et malheureusement pour les autres, oui les touristes y sont de plus en plus nombreux ! Alors même si Tulum n’est plus le petit village de pêcheur que certains regrettent, l’accuser de tourisme de masse est vraiment lui faire parjure.
4- « Tulum, coûte très cher »
Encore une chose qui revient très souvent dans la bouche des Européens. Il semble d’une part que ces derniers voyagent beaucoup plus en séjour itinérant. Il se rendent donc évidemment bien compte que Tulum est plus cher que le reste du Yucatan. Au contraire les Américains viennent s’installer à Tulum une ou deux semaines et comme ils ont beaucoup moins de vacances, leurs budgets fun sont bien plus fournis. Les prix de Tulum n’ont pas du tout l’air de les déranger bien au contraire.
Mais remettons l’église au centre du village : Tulum c’est le Saint-Tropez du Mexique et les touristes voudraient y manger pour deux euros comme en Asie ? Ce n’est pas sérieux. Pour vous faire une idée en termes de dépenses, séjourner quelques jours à Tulum reviendrait à séjourner dans une ville française moyenne. À l’exception près il faut bien l’admettre que les hôtels avec vue sur mer sont vraiment exorbitants. Alors oui Tulum est bien plus cher que le reste de la péninsule du Yucatan, et oui il existe quelques pièges à touristes, mais dans l’absolu on ne peut pas dire que Tulum est une ville chère. Paris, Moscou, Londres, New York sont des villes chères. Imaginez-vous une minute louer un penthouse de 100m2 pour 4 personnes avec piscine à Paris. À Tulum, vous en trouvez entre 50 et 150 euros la nuit selon la saison. La concentration d’hôtels boutiques et de logements extraordinaires en AirBnb est exceptionnel. Essayez de trouver un endroit similaire ailleurs sur le globe. La ville propose un répertoire tout à fait hallucinant d’excellent restaurant dans lesquels on mange pour moins de 25 euros. Finalement, d’innombrables établissements sont ouverts 24/24. Question vie nocturne, Tulum fait la fête 7 jours sur 7 absolument toute l’année. On pourrait même dire que Tulum est une fête perpétuelle depuis plus 20 ans. L’Américain dira que ce n’est pas une ville chère par rapport à tout ce qu’elle peut offrir de plus que Cancun. L’Européen souvent plus restreint financièrement s’offusquera que la ville soit plus chère que d’autres villages du Yucatan traversés pendant son voyage et préfèrera les prix de Mérida. A chacun sa vision, et surtout à chacun son portefeuille.
Mais remettons l’église au centre du village : Tulum c’est le Saint-Tropez du Mexique et les touristes voudraient y manger pour deux euros comme en Asie ? Ce n’est pas sérieux. Pour vous faire une idée en termes de dépenses, séjourner quelques jours à Tulum reviendrait à séjourner dans une ville française moyenne. À l’exception près il faut bien l’admettre que les hôtels avec vue sur mer sont vraiment exorbitants. Alors oui Tulum est bien plus cher que le reste de la péninsule du Yucatan, et oui il existe quelques pièges à touristes, mais dans l’absolu on ne peut pas dire que Tulum est une ville chère. Paris, Moscou, Londres, New York sont des villes chères. Imaginez-vous une minute louer un penthouse de 100m2 pour 4 personnes avec piscine à Paris. À Tulum, vous en trouvez entre 50 et 150 euros la nuit selon la saison. La concentration d’hôtels boutiques et de logements extraordinaires en AirBnb est exceptionnel. Essayez de trouver un endroit similaire ailleurs sur le globe. La ville propose un répertoire tout à fait hallucinant d’excellent restaurant dans lesquels on mange pour moins de 25 euros. Finalement, d’innombrables établissements sont ouverts 24/24. Question vie nocturne, Tulum fait la fête 7 jours sur 7 absolument toute l’année. On pourrait même dire que Tulum est une fête perpétuelle depuis plus 20 ans. L’Américain dira que ce n’est pas une ville chère par rapport à tout ce qu’elle peut offrir de plus que Cancun. L’Européen souvent plus restreint financièrement s’offusquera que la ville soit plus chère que d’autres villages du Yucatan traversés pendant son voyage et préfèrera les prix de Mérida. A chacun sa vision, et surtout à chacun son portefeuille.
5- « Les constructions du tourisme à Tulum détruisent la jungle »
C’est 100% vrai. En passant devant certains complexes hôteliers de Tulum et en voyant leur taille, il faut bien admettre que ça fait un peu mal au cœur même s’ils sont beaucoup plus petit que ceux qui existe ailleurs le long de la côte vers Cancun ou Playa del Carmen. Mais une fois de plus, remettons l’église une minute au centre du village. Dans cette région tropicale du Yucatan, chaque nouvelle maison qui se construit doit se faire sur de la jungle. Et souvenez-vous qu’à Tulum, si vous laissez un jardin en friche pendant deux ans et il redeviendra jungle.
S’il vous plait faites l’exercice suivant avec un minimum de bonne foi : Prenez google maps, activez l’option photo satellite, placez-vous sur le centre de Tulum puis dé-zoomez sur le Yucatan. Vous verrez qu’il en reste de la jungle ! 99.99% de la région est toujours bien recouverte. Maintenant faites la même manip où vous vivez en vous rappelant que jadis toute l’Europe était entièrement recouverte de forêt, tout comme le Yucatan ! Aujourd’hui il ne reste probablement près de chez vous presque que des champs et des agglomérations. Alors vous-même, où avez-vous construit votre maison ?
S’il vous plait faites l’exercice suivant avec un minimum de bonne foi : Prenez google maps, activez l’option photo satellite, placez-vous sur le centre de Tulum puis dé-zoomez sur le Yucatan. Vous verrez qu’il en reste de la jungle ! 99.99% de la région est toujours bien recouverte. Maintenant faites la même manip où vous vivez en vous rappelant que jadis toute l’Europe était entièrement recouverte de forêt, tout comme le Yucatan ! Aujourd’hui il ne reste probablement près de chez vous presque que des champs et des agglomérations. Alors vous-même, où avez-vous construit votre maison ?
6- « La plage est trop loin de la ville »
C’est encore vrai. Mais tâchons de comprendre pourquoi avant de nous en plaindre. Géologiquement, le centre-ville de Tulum est exactement comme celui de Cancun : il est fondé sur un sol calcaire, solide et qui regorge d’eau douce (les cenotes). À Cancun entre le centre-ville et la zone hôtelière (CAD la côte) il y a une grande lagune à ciel ouvert. À Tulum c’est pareil, il ne s’agit pas d’une lagune visible mais d’une zone marécageuse non constructible. La conséquence est la même : les centres villes ne donnent pas directement sur la mer. Comme dans les cas de Cancun et Tulum les plages sont particulièrement spectaculaires, l’urbanisation sur la zone hôtelière a été forcée sur cette fine langue de sable qui sépare la mer des marécages. Ils ont simplement tracé une route et tiré des câbles électriques mais comme évoqué ci- haut il n’y a même pas l’eau courante.
J’en reviens au fait : il est vrai qu’à Tulum la plage est loin du centre-ville et qu’il peut même y avoir des embouteillages pour s’y rendre. Malheureusement, il n’y a que deux accès routiers pour traverser le marécage. Un au sud et un au nord. Si vous préférez voir le verre à moitié plein, vous n’arriverez pas à Tulum dans une « plage de centre-ville ». Comparez avec la ville de Playa del Carmen par exemple, littéralement « Plage del Carmen ». Vous trouverez une plage vraiment dans la ville, mais sans végétation, donc pas d’ombre et bordée de façades. Et en l’occurrence l’eau est vraiment bien moins turquoise car précisément dans cette zone, la barrière de corail est détournée au large par l’ile de Cozumel donc Rien à voir avec les plages de Tulum et Cancun.
J’en reviens au fait : il est vrai qu’à Tulum la plage est loin du centre-ville et qu’il peut même y avoir des embouteillages pour s’y rendre. Malheureusement, il n’y a que deux accès routiers pour traverser le marécage. Un au sud et un au nord. Si vous préférez voir le verre à moitié plein, vous n’arriverez pas à Tulum dans une « plage de centre-ville ». Comparez avec la ville de Playa del Carmen par exemple, littéralement « Plage del Carmen ». Vous trouverez une plage vraiment dans la ville, mais sans végétation, donc pas d’ombre et bordée de façades. Et en l’occurrence l’eau est vraiment bien moins turquoise car précisément dans cette zone, la barrière de corail est détournée au large par l’ile de Cozumel donc Rien à voir avec les plages de Tulum et Cancun.
7- « Tulum, c’était mieux avant »
Et oui, il est vrai que Tulum a beaucoup évolué en très peu de temps. A vrai dire en seulement 10-15 ans. Tulum a aussi complètement changé de clientèle. Au risque de me répéter, rappelons qu’avant les américains allaient à Cancun et les européens hippies faisaient leur sac à dos pour Tulum. Aujourd’hui Tulum s’est banché écologie, bien être, méditation et attire une clientèle de plus en plus sophistiquée et dont le pouvoir d’achat est bien plus important qu’avant. Quand ces backpacker des années 90 aujourd’hui devenus cinquantenaires reviennent à Tulum, c’est le choc nostalgique et évidemment à leur grande surprise ils n’y retrouvent plus leurs doux souvenirs de jeunesse. De plus, tout est « devenu trop cher » pour eux et il leur est dorénavant interdit de se loger face à la mer.
8- « Pas d’accès aux plages »
C’est faux, si vous pensez ça c’est parce que vous n’avez pas essayé. Sachez que la plupart des hôtels vous permettrons le passage. D’ailleurs au Mexique toutes les plages son publiques. La loi impose aux établissements hôteliers situés sur les littoraux de laisser librement l’accès des personnes aux plage si n’existe aucun chemin public de part et d’autre de la propriété privée.
Par contre, ce qui est vrai c’est que se rendre à la plage depuis Tulum-centre vous coutera 10 euros de taxi, ou 10 euros de parking. Nous préférons vous prévenir car c’est plus facile à avaler quand on est déjà au courant des tarifs. En effet, il n’existe pas de parking public à côté des plages car la zone de marécage que nous avons mentionné est privée et non constructible. Ce sont donc ces hôtels de luxe qui vous louent l’accès à micro-parking souvent situés de l’autre côté de la route.
Par contre, ce qui est vrai c’est que se rendre à la plage depuis Tulum-centre vous coutera 10 euros de taxi, ou 10 euros de parking. Nous préférons vous prévenir car c’est plus facile à avaler quand on est déjà au courant des tarifs. En effet, il n’existe pas de parking public à côté des plages car la zone de marécage que nous avons mentionné est privée et non constructible. Ce sont donc ces hôtels de luxe qui vous louent l’accès à micro-parking souvent situés de l’autre côté de la route.
9- « Il n’y pas de plage gratuite, les beachclub sont partout »
Toutes les plages du Mexique sont gratuites, même celles sur lesquels se trouvent les nombreux beachclub et hôtels de Tulum.
Prenons le problème à l’envers pour mieux le résoudre. Dans les zones climatiques tempérées d’Europe ou d’Amérique du nord, passer une journée à la plage est chose commune. Un pique-nique, un chapeau, un peu de crème solaire et le tour est joué. La plupart des plages ne sont ni même équipées d’une petite paillote. C’est tout à fait impossible dans le sud du Mexique tout simplement parce qu’il fait trop chaud et le soleil tape trop fort. Il vous faudra donc obligatoirement de l’ombre. Et pour avoir de l’ombre il faut que quelqu’un ait pensé à vous mettre un parasol au-dessus de la tête. Donc il faudra le payer… C’est exactement le principe des Beach club. Sans eux, la plage serait tout à fait impraticable et personne ne pourrait même en profitez.
Si vous n’êtes pas convaincus, faite 1km plus au sud après le dernier complexe de la zone hôtelière et passez « l’arc Maya ». C’est la délimitation officielle du parc naturel de Sian Ka’an et donc vous passez en zone non constructible. « Un Tulum non constructible, c’est un rêve » diront certains, et pourtant il existe bien. Si vous vous y rendez, vous constaterez que quand il n’y a plus d’installation hôtelière il n’y a plus un seul touriste non plus. Vous tomberez bien sur ces splendides plages vierges de la brochure de votre voyage à la carte. Vous ramènerez même des photos absolument incroyables, mais nous vous mettons au défi de profiter de la plage plus de 20 minutes même avec un indice 50 car il n’y aura ni l’ombre d’un cocotiers, ni même celle … d’un parasol !
Prenons le problème à l’envers pour mieux le résoudre. Dans les zones climatiques tempérées d’Europe ou d’Amérique du nord, passer une journée à la plage est chose commune. Un pique-nique, un chapeau, un peu de crème solaire et le tour est joué. La plupart des plages ne sont ni même équipées d’une petite paillote. C’est tout à fait impossible dans le sud du Mexique tout simplement parce qu’il fait trop chaud et le soleil tape trop fort. Il vous faudra donc obligatoirement de l’ombre. Et pour avoir de l’ombre il faut que quelqu’un ait pensé à vous mettre un parasol au-dessus de la tête. Donc il faudra le payer… C’est exactement le principe des Beach club. Sans eux, la plage serait tout à fait impraticable et personne ne pourrait même en profitez.
Si vous n’êtes pas convaincus, faite 1km plus au sud après le dernier complexe de la zone hôtelière et passez « l’arc Maya ». C’est la délimitation officielle du parc naturel de Sian Ka’an et donc vous passez en zone non constructible. « Un Tulum non constructible, c’est un rêve » diront certains, et pourtant il existe bien. Si vous vous y rendez, vous constaterez que quand il n’y a plus d’installation hôtelière il n’y a plus un seul touriste non plus. Vous tomberez bien sur ces splendides plages vierges de la brochure de votre voyage à la carte. Vous ramènerez même des photos absolument incroyables, mais nous vous mettons au défi de profiter de la plage plus de 20 minutes même avec un indice 50 car il n’y aura ni l’ombre d’un cocotiers, ni même celle … d’un parasol !
10- « À Tulum, les beach clubs abusent en demandant des minimums de consommation ».
Vous l’aurez compris, les Beach club à Tulum sont un mal nécessaire pour pouvoir profiter de la plage plus de 30 minutes. Penser quand même à demander les minimums de consommation avant de prendre un transat. Une minorité d’entre eux abuse vraiment. Beaucoup se plaignent et pensent que ces minimums de consommation sont des pratiques abusives dignes des attrapes touristes. Il nous semble avec un peu d’expérience et de recul que ce sont justement des pratiques qui répondent à des comportements abusifs de la part des touristes. Essayons de comprendre : quand un client prend une place dans un beach club ce n’est pas exactement comme s’il s’asseyait à la table d’un restaurant parce qu’au restaurant, on ne reste en général qu’une ou deux heures. Au beach club, on est sûr qu’il va rester au minimum une demi-journée, parfois même plus. 5-6 heures en moyenne puisque c’est le concept même du Beach Club. Rappelons que le Mexique est un pays pauvre. Donc si un beach club à Tulum s’amuse à recevoir des clients sans imposer ni minimum consommation ni tarif de location de mobilier, il pourra mettre la clé sous la porte en une semaine car il attirera tous les touristes non solvables qui viendront s’installer une journée en payant une bouteille d’eau. Nous espérons que ces informations réconcilieront un peu les fâchés des beach club. Il faut simplement changez d’état d’esprits, vous ne payez pas un beach club pour voir la mer ni pour avoir un accès à la plage, vous le payer pour que quelqu’un vous ai préparé une belle place à l’ombre car dame nature ne vous aurait pas permis de profiter de ces merveilleuse paysages. Et puisque dans tous les cas vous devez payer un minimum de consommation, faites-vous plaisir et demander à manger et à boire.
Conclusion
Tulum en 10 ans s’est métamorphosé en passant du statut d’une simple plage paradisiaque à celui d’une ville à l’identité propre et qui propose un monde de culture, d’originalité et de surprises. Alors effectivement, on ne peut plus s’héberger dans une chambre avec vue sur mer pour moins de 400 euros la nuit car il y a énormément de touristes aisés. Mais le concept de la ville plait à la majorité.
Les attentes des gens mal informés sont presque toujours la cause de leur déception. Alors oui, ceux qui s’attendent arriver à Tulum pour dormir à la belle étoile sur une plage vierge, être seul au monde pendant leur visite de la cité maya, et manger du poisson frai matin midi et soir pour 2 euros seront forcément déçus. Ça, c’était il y a 30 ans. Un peu comme partout d’ailleurs.
Aujourd’hui pour profiter pleinement de Tulum, il faudra avoir un certain budget et se faire à l’idée que Tulum n’est plus synonyme de « plage et nature ». Par contre, vous découvrirez que la ville a gagné d’autres galons : Tulum c’est devenu en même temps un temple du bien-être et de la méditation. C’est un monument aux cultures alternatives. Un immanquable de la musique électronique, instrumentale, de la danse latine, et un festival de vie nocturne. C’est aussi une destination exceptionnelle pour faire des rencontres car les visiteurs viennent littéralement des quatre coins du monde et sans aprioris. C’est une bulle de tolérance dans laquelle personne ne critique l’autre et c’est assez rare pour être souligné. Finalement, Tulum s’affiche de plus en plus comme le temple de la cuisine fusion au Mexique. Vous trouverez toujours un français pour vous servir une crêpe, un italien pour vous faire une pizza et un argentin qui vous grillera votre viande. Mais plus improbable encore, vous y trouverez aussi un italien pour vous servir votre crêpe au proscuitto, un français au fourneau pour la pizza 8 fromages et un argentin végétarien. Tulum c’est le mélange, c’est la fusion, Tulum c’est un exemple de tolérance de l’Autre qu’il est proprement impossible à imaginer dans 80% des pays du globe. Et c’est aussi précisément pour ça que Tulum est exceptionnelle et tellement visitée.
Nous touchons à la fin de cet article dans lequel nous avons tenté un difficile exercice d’objectivité. Ce n’est souvent pas le cas des sites promotionnels de la région ni de de ceux de la plupart des agences de voyage qui continuent de « vendre » le Tulum d’avant. Précisons que le but de cette démarche est d’avoir contribué à lever le voil sur quelques aprioris qui vous permettrons soit de mieux appréhender le Tulum de 2024, soit au contraire de le rayer de votre feuille de route. Dans les deux cas, nous espérons avoir eu un impact positif à offrir à votre voyage.
Les attentes des gens mal informés sont presque toujours la cause de leur déception. Alors oui, ceux qui s’attendent arriver à Tulum pour dormir à la belle étoile sur une plage vierge, être seul au monde pendant leur visite de la cité maya, et manger du poisson frai matin midi et soir pour 2 euros seront forcément déçus. Ça, c’était il y a 30 ans. Un peu comme partout d’ailleurs.
Aujourd’hui pour profiter pleinement de Tulum, il faudra avoir un certain budget et se faire à l’idée que Tulum n’est plus synonyme de « plage et nature ». Par contre, vous découvrirez que la ville a gagné d’autres galons : Tulum c’est devenu en même temps un temple du bien-être et de la méditation. C’est un monument aux cultures alternatives. Un immanquable de la musique électronique, instrumentale, de la danse latine, et un festival de vie nocturne. C’est aussi une destination exceptionnelle pour faire des rencontres car les visiteurs viennent littéralement des quatre coins du monde et sans aprioris. C’est une bulle de tolérance dans laquelle personne ne critique l’autre et c’est assez rare pour être souligné. Finalement, Tulum s’affiche de plus en plus comme le temple de la cuisine fusion au Mexique. Vous trouverez toujours un français pour vous servir une crêpe, un italien pour vous faire une pizza et un argentin qui vous grillera votre viande. Mais plus improbable encore, vous y trouverez aussi un italien pour vous servir votre crêpe au proscuitto, un français au fourneau pour la pizza 8 fromages et un argentin végétarien. Tulum c’est le mélange, c’est la fusion, Tulum c’est un exemple de tolérance de l’Autre qu’il est proprement impossible à imaginer dans 80% des pays du globe. Et c’est aussi précisément pour ça que Tulum est exceptionnelle et tellement visitée.
Nous touchons à la fin de cet article dans lequel nous avons tenté un difficile exercice d’objectivité. Ce n’est souvent pas le cas des sites promotionnels de la région ni de de ceux de la plupart des agences de voyage qui continuent de « vendre » le Tulum d’avant. Précisons que le but de cette démarche est d’avoir contribué à lever le voil sur quelques aprioris qui vous permettrons soit de mieux appréhender le Tulum de 2024, soit au contraire de le rayer de votre feuille de route. Dans les deux cas, nous espérons avoir eu un impact positif à offrir à votre voyage.
Conseils basiques pour visiter Tulum
Prenez un beau logement avec piscine (il faut très chaud), une voiture de location, et surtout arrivez sans aprioris pour découvrir les 1001 merveilles de la ville. Vous êtes d’ailleurs libre de préférer vous perdre pour les dénicher par vous-même, ou au contraire tout planifier pour ne rien manquer. Si c’est le cas n’hésitez pas poursuivre vos lectures dans notre section « que faire à Tulum » vous trouverez beaucoup de bons plans. Et quand vous irez à la plage, s’il vous plait choisissez un beach Club qui vous plait et restez-y toute la journée, c’est juste divin. Ça vous évitera de prendre en une heure les coups de soleil qui gâcherons le reste de votre voyage.
